Alan Trefler encourage l’évolution par design

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Le CEO de Pegasystems, spécialiste de la gestion des processus métiers et du CRM (suivi des relations clients), compte transformer en avantage compétitif la numérisation des entreprises. Le tour de force passe, selon lui, par une meilleure gestion du cycle de vie des cas ou exceptions.

Né il y a 30 ans, l’éditeur cible les très grandes structures en priorité comme Orange, EE, Paypal ou Vodafone. Il réalise 460 millions de dollars par an de recettes et compte plus de 2 300 salariés dans le monde.

Sous Pega7, une conception collaborative s’établit entre les informaticiens et les responsables d’activités. Il s’agit de capturer les objectifs stratégiques afin de dessiner un modèle métier agile et contextualisé capable d’accélérer le développement de nouveaux logiciels professionnels alignés sur les règles et pratiques internes. Sans écrire la moindre ligne de code.

Une mise en production simplifiée

Interrogé lors de PegaWorld, Alan Trefler nous a confirmé la fin des démonstrations jetables en matière de solutions BPM : « Dès janvier 2014, nous avons voté une loi en interne pour interdire tout prototype chez nos clients qui ne serait pas fonctionnel en production. Cela s’est avéré très utile. Les démonstrations jetables sont devenues hors la loi. La technologie de la plateforme Pega est assez puissante pour bâtir des traitements réutilisables. Il suffit de réfléchir un peu plus en amont pour que le PoC (Proof of Concept) devienne un simple point sur la ligne d’implémentation du système PRPC (PegaRULES Process Commander est le logiciel Pegasystems central de la suite Business Process Management SmartBPM). »

Le générateur de codes java de Pegasystems s’attache à ré-utiliser des process éprouvés et à y ajouter dorénavant des algorithmes probabilistes pour détecter la meilleure prochaine action à proposer à chaque client ou internaute.

Acquisition de Firefly

L’acquisition de l’éditeur Firefly, spécialiste des réseaux sociaux, annoncée lors de la conférence PegaWorld, s’inscrit dans une stratégie d’investissements baptisée Smact (social, mobile, analytics, cloud, things) qui vise à étendre la gamme de services SaaS.

Grâce à elle, une interaction sera proposée à l’utilisateur distant, via twitter par exemple. Un commercial, bien informé sur les préférences du client, l’aiguillera alors vers le produit ou le service le mieux adapté, puis l’accompagnera jusqu’à la prise de commande.

Majoritairement installée dans les salles blanches de grandes entreprises, la plateforme Pega se démocratise et fonctionne dorénavant en mode cloud multi-locataires. Déjà 70 salariés de l’éditeur sont affectés au fonctionnement continu des ressources mutualisées, sur des data centers basés aux Etats-Unis, afin de servir les clients retenant ce modèle d’externalisation.

Plus d’automatisation des procédures

Pegasystems investit aussi dans l’internet des objets et la supervision de systèmes distribués : “Une partie de notre stratégie big data repose sur la réaction aux événements complexes, un modèle de conception que nous appelons CEP (Complex Events Processing). Notre nouveau programme Diagnostic Cloud surveille les performances des systèmes de nos clients, même installés en interne. Il est en mesure de déclencher l’alerte par anticipation, grâce aux corrélations et aux comparaisons de mesures régulières. On sait ainsi prédire que, dans deux semaines si rien n’est fait, les performances d’un service vont se dégrader“, illustre Alan Trefler.

 

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